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François Mitterrand


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François Mitterrand



Président de la République française de 1981 à 1995, François Mitterrand est né le 26 octobre 1916 à Jarnac (France). Il est mort le 8 janvier 1996 à Paris (France). Il était socialiste.

François Mitterrand a joué, en tant qu'homme politique, un rôle considérable dans l'histoire de la Vème République et de la gauche. Du régime de Vichy et la Résistance à l'Elysée, son parcours est celui d'un jeune homme ambitieux. Celui qui a dirigé la France pendant quatorze ans laisse derrière lui de grandes avancées sociales pour son pays sans pour autant masquer quelques affaires troubles.

Sous le régime de Vichy et dans la Résistance.

François Mitterrand est né en 1916. Issu d'une famille catholique, il va au collège Saint-Paul d'Angoulême avant de se lancer dans des études de droit et de sciences politiques. Il décroche un diplôme de droit public en 1937 et est mobilisé en 1939. Blessé, il est fait prisonnier en Allemagne. Il tente plusieurs fois de s'échapper et y parvient lors d'un transfert en camp de représailles en 1941. Il rejoint la France et la Résistance. En 1942, il travaille à la Légion des combattants et volontaires de la révolution nationale, puis au Commissariat au reclassement des prisonniers de guerre sous le régime de Vichy.

Il démissionne du Commissariat en janvier 1943. On lui décerne la francisque, la plus haute décoration du gouvernement du maréchal Pétain. Il l'aurait acceptée pour ne pas dévoiler son appartenance à la Résistance. Peu après, Mitterrand entre dans la clandestinité. Il participe en 1944 à l'éphémère "gouvernement des secrétaires généraux", que le général de Gaulle souhaitait mettre en place jusqu'à l'installation d'un gouvernement provisoire à Paris. Du côté de sa vie privée, il épouse Danielle Gouze le 27 octobre 1944 dont il aura deux fils.

Ses débuts en politique.

Après la libération de la France, François Mitterrand se lance dans la politique. Il devient député de la Nièvre en 1946. Un an plus tard, il est nommé ministre des anciens combattants. C'est le plus jeune ministre de France ! On lui confie ensuite différents postes notamment au ministère de la France d'outre-mer et à celui de l'Information. A cette époque, François Mitterrand adopte une position très favorable à l'autonomie des colonies et s'oppose aux politiques de répression en Tunisie et au Maroc. Dans le gouvernement Mendès France, il est ministre de l'Intérieur puis ministre de la justice dans celui de Guy Mollet.

En 1958, François Mitterrand, farouche opposant à De Gaulle, soutient le non à la Constitution. Il n'hésite pas à qualifier le général de dictateur. Mitterrand est élu en 1959 maire de Château-Chinon et sénateur de la Nièvre. Cette même année, il organise un "faux" attentat afin de faire remonter sa cote de popularité.

Une ambition : la Présidence de la République.

François Mitterrand est réélu député de la Nièvre en novembre 1962. Deux ans plus tard, il devient président du Conseil général de ce même département. Il continue de nourrir de grandes ambitions politiques et attend que les événements tournent en sa faveur. En 1965, il se présente aux élections présidentielles. Bien qu'il obtienne un très bon score (45% des suffrages au second tour), Mitterrand est battu par le Général de Gaulle.

Conscient qu'il lui faut s'appuyer sur un parti solide, il cherche à rassembler la gauche. Lors du Congrès d'Epinay en 1971, il réussit à réunir la Convention des Institutions Républicaines et le Parti socialiste pour former un nouveau Parti socialiste. Il prend alors le poste de secrétaire de ce parti. Cependant le nouvel homme fort de la gauche ne parvient pas à s'imposer face à Valéry Giscard d'Estaing aux élections présidentielles anticipées de 1974. Dans les années suivant 1975, le PS remporte de bons résultats aux élections cantonales et municipales. Des dissensions se font sentir entre les socialistes et les communistes. C'est sans leur appui que Mitterrand se présente aux  élections présidentielles de 1981.

Un double septennat.

Le 10 mai 1981, François Mitterrand est élu président de la République et prend sa revanche sur Valéry Giscard d'Estaing. Il nomme dans la foulée Pierre Mauroy Premier ministre. Mitterrand est facilement réélu le 8 mai 1988. Ses mandats présidentiels seront marqués par plusieurs cohabitations : première cohabitation de 1986 à 1988 avec Jacques Chirac comme Premier ministre, et deuxième de 1993 à 1995 avec Edouard Balladur.

Au début des années 1990, on apprendra que le président a une fille, Mazarine, de sa liaison avec Annie Pingeot.

De sa longue présidence, on retient de grandes avancées sociales : abolition de la peine de mort en 1982, la semaine des 39 heures, la cinquième semaine de congés payés, l'instauration du RMI, la retraite à 60 ans... sans compter la commande et la réalisation de prestigieux édifices comme la pyramide du Louvre, la Bibliothèque nationale de France et l'Arche de la Défense.

La fin de son deuxième septennat est assombrie par des scandales financiers, le suicide de Pierre Bérégovoy, un de ses fidèles partisans, et par une polémique sur son rôle sous le gouvernement de Vichy. François Mitterrand est atteint d'un cancer de la prostate au début des années 1980. Cela ne l'empêche pas de mener à bien son deuxième mandat présidentiel. Il cède sa place à l'Elysée à Jacques Chirac en 1995. Il décède des suites de sa maladie le 8 janvier 1996. Il est enterré quelques jours plus tard à Jarnac, en Charente.

Personnage monumental de la Vème République, François Mitterrand a été un homme de secrets. Depuis sa mort, on n'en finit pas de mettre à jour des affaires tenues secrètes et de découvrir l'étendue de sa double vie. Tantôt bavard, tantôt hautain et cynique, tantôt avenant, tantôt stoïque... sa personnalité complexe a longtemps intrigué et fasciné ses opposants comme ses fidèles partisans.

26 octobre 1916 : Naissance de François Mitterrand.

François Mitterrand naît à Jarnac (Charente). Dès la fin de la Seconde Guerre mondiale, il entame une carrière politique. Il sera onze fois ministre sous la IVe république. En 1971, il devient numéro 1 du Parti socialiste. Dix ans plus tard, il est élu président de la République française. Il conservera ce poste durant quatorze ans, ce qui constitue un record de longévité à la présidence de la République. François Mitterrand décèdera le 8 janvier 1996 à Paris.

1 janvier 1939 : Un double rôle lors de la Seconde Guerre mondiale.

Mobilisé en 1939, il est blessé et fait prisonnier en Allemagne. Il s'en échappe et regagne la France. Sous le gouvernement de Pétain, il travaille à la Légion des combattants et volontaires de la révolution nationale, puis au Commissariat au reclassement des prisonniers de guerre. Il rejoint les rangs de la Résistance en 1942-1943.

27 octobre 1944 : François Mitterrand se marie.

Mitterrand épouse Danielle Gouze. Ils auront deux fils.

1 janvier 1946 : Ses premiers pas en politique.

Il est élu député de la Nièvre en 1946. Il occupe ensuitte des postes ministériels : ministre des Anciens combattants (1947), ministre de l'Outre-mer (1950), ministre de l'Intérieur (1954), Garde des Sceaux (1956). Il s'oppose, à cette époque, à la politique de répression menée en Tunisie et au Maroc.

1 janvier 1947 : François Mitterrand, plus jeune ministre de France.

François Mitterrand devient le plus jeune ministre de France sous le gouvernement Ramadier. Il est alors ministre des Anciens combattants et est affilié à un parti mineur, l'Union démocratique et socialiste de la résistance (UDSR). Il sera 11 fois ministre sous la IVème République.

1 septembre 1958 : François Mitterrand s'oppose au Général de Gaulle.

En septembre 1958, Mitterrand appelle à voter non au référendum sur la Constitution. Il compare alors le général de Gaulle à un dictateur.

1 mars 1959 : Mitterrand maire de Château-Chinon.

François Mitterrand est élu maire de Château-Chinon dans la Nièvre. C'est le début d'une succession de mandats qui ne se terminera qu'en 1981 lors de son accession à la présidence de la République.

15 octobre 1959 : Attentat contre François Mitterrand.

Le sénateur de la Nièvre est victime d'un attentat rue de l'Observatoire à Paris. Alors qu'il rentrait à son domicile, sa 403 est prise pour cible par des tireurs armés de pistolets mitrailleurs. François Mitterrand, qui avait eu le temps de sauter de sa voiture, ressort indemne de cet attentat. Le lendemain l'événement fera la une de tous les journaux. Mais trois jours plus tard, l'un des tireurs, Robert Pesquet, passe aux aveux et affirme avoir été mandaté par Mitterrand lui-même. Le "faux attentat" était, pour le futur président de la République, une manière de regagner les faveurs de l'opinion publique. Ecroué, Mitterrand bénéficiera d'un non-lieu.

19 décembre 1965 : De Gaulle premier président élu au suffrage universel.

De Gaulle devient le premier président de la République élu au suffrage universel. Cependant, il aura dû attendre le deuxième tour, un score de seulement 55 % et une confrontation avec un des ses ennemis les plus virulents, à savoir François Mitterrand. Celui-ci a en effet réussi à réunir la gauche autour de sa candidature au deuxième tour. Partisan de la IVème République, il s'était opposé à l'action de De Gaulle, avait rédigé le pamphlet « Coup d'Etat permanent » et qualifié le nouveau régime de « dictature ».

11 juin 1971 : Ouverture du congrès d'Epinay.

Le 58ème congrès du SFIO s'ouvre à Epinay-sur-Seine et doit aboutir à une étape décisive pour ce qu'il faut désormais appeler le Parti Socialiste : la réunification des forces de gauche. Après le maigre score de Defferre aux présidentielles de 1969, la gauche se rassemble et refonde la gestion et la politique intérieure du parti. Ses représentants seront désormais élus à la proportionnelle. C'est François Mitterrand, issu d'un parti qui fusionne alors avec le PS, qui tire son épingle du jeu et sort premier secrétaire. Le nouveau programme de la gauche, « changer la vie », sera dévoilé un an plus tard.

19 mai 1974 : Giscard élu Président de la République.

Valéry Giscard d'Estaing devance de peu, avec 50,8%contre 49,2%, le candidat socialiste François Mitterrand et devient Président de la République Française. L'union de la gauche autour d'un unique candidat avait pourtant propulsé Mitterrand à un score de 43,6% au premier tour. Mais Giscard saura réunir les voix de la droite et surtout convaincre les Français, avec, lors du débat télévisé d'entre deux tours, une phrase qui restera dans la mémoire collective : "vous n'avez pas le monopole du cœur".

24 janvier 1981 : Congrès de Créteil.

Le congrès de Créteil du PS désigne Mitterrand comme candidat du parti à la présidentielle de 1981. Il était alors en concurrence avec Michel Rocard. La défaite aux élections de 1974 a en fait été le début d'une montée en puissance du parti qui gagne des voix dans l'opinion. Pour la première fois de son histoire, il aurait pu sortir majoritaire aux législatives en 1978 mais a échoué de peu. Pour enfin réussir, le candidat adopte les célèbres « 110 propositions », qui proposent entre autres l'abolition de la peine de mort. C'est Jospin qui lui succède à la tête du parti.

10 mai 1981 : Mitterrand président.

Avec 15 708 262 voix contre 14 642 306 pour Valéry Giscard d'Estaing, François Mitterrand gagne le deuxième tour des élections présidentielles. Le soir même le "peuple de gauche" manifeste sa joie en masse dans les grandes villes de France. C'est la première fois qu'un président de gauche accède au pouvoir sous la Cinquième République. Le 21 mai, jour de sa prise de fonctions, François Mitterrand se rendra au Panthéon pour s'incliner sur les tombes de Jean Jaurès, de Jean Moulin et de Victor Schoelcher.

4 mars 1988 : Inauguration de la Pyramide du Louvre.

Le président de la République, François Mitterrand, inaugure la nouvelle entrée principale du musée du Louvre à Paris. L'architecte américain d'origine chinoise, Ieoh Ming Pei, l'a imaginée sur une commande du chef de l'Etat. La grande pyramide d'acier et de verre mesure 21 mètres de haut et se compose de 673 losanges. Construite au milieu de la cour Napoléon du Louvre, elle abritera désormais de nombreux services : restaurants, librairie d'art, boutiques, etc.

13 juillet 1989 : Inauguration de l'Opéra-Bastille.

A l'occasion des cérémonies de commémoration du bicentenaire de la Révolution française, le nouvel opéra parisien est inauguré place de la Bastille par le président de République François Mitterrand. Imaginé par l'architecte canadien d'origine uruguayenne, Carlos Pott, l'Opéra Bastille se caractérise par la transparence de ses façades et sa capacité d'accueil de 2700 places. Le coût total de sa construction s'élève à 2,8 milliards de francs et le bâtiment sera l'objet d'une vive controverse. L'opéra de Berlioz "Les Troyens" sera le premier spectacle a y être donné le 17 mars 1990.

15 mai 1991 : Démission de Michel Rocard.

Après trois ans passés à la tête du gouvernement, Michel Rocard est contraint à la démission par Mitterrand. Souffrant de divergences chroniques avec le Président, il a néanmoins pu s'illustrer par les Accords de Matignon qui règlent rapidement une crise jugée profonde, mais aussi avec l'instauration de la CSG et du RMI. Celui-ci a d'ailleurs été adopté sans une voix contre.

23 mars 1993 : Deuxième cohabitation.

La droite remporte les élections législatives et contraint ainsi Mitterrand à appeler Edouard Balladur à la tête d'un gouvernement désormais de droite. Celui-ci succède à Pierre Bérégovoy et entame une cohabitation qui sera sans véritable accroc, d'où son nom de « cohabitation de velours ».

30 mars 1995 : Inauguration de la BNF.

François Mitterrand inaugure la Bibliothèque nationale de France construite sur le site de Tolbiac à Paris. Les quatre tours de la bibliothèque, à l'image de quatre livres ouverts, ont été conçues par l'architecte Dominique Perrault. Le coût de construction de la BNF s'élève à 7,8 milliards de francs.

8 janvier 1996 : Mort de Mitterrand.

Quelques mois seulement après avoir quitté le pouvoir, François Mitterrand s'éteint des suites de son cancer de la prostate. Il sera enterré quelques jours plus tard à Jarnac, en Charente. Ayant indiqué sa préférence pour Jospin lors de la présidentielle sans pour autant s'engager dans la campagne, il s'était définitivement retiré de la vie publique après la passation de pouvoir avec Chirac. Une polémique naîtra autour de son maintien au pouvoir alors qu'il avait annoncé sa maladie dès 1992.