
Selon une nouvelle étude d'ampleur, les personnes ayant adopté un régime végétarien (sans viande, ni poisson) auraient un risque "nettement inférieur" de développer plusieurs types de cancer.
C'est une étude d'ampleur qui met en lumière les bienfaits santé du végétarisme.
D'après de nouveaux travaux de recherche parus dans le British Journal of Cancer le 27 février 2026, adopter ce régime alimentaire protégerait de 5 types de cancer.
Végétarisme : de quels cancers protège-t-il ?
Menée sur les données de plus de 1,8 million de personnes, cette étude révèle des chiffres spectaculaires.
"Les végétariens présentaient un risque de cancer du pancréas inférieur de 21 %, un risque de cancer de la prostate inférieur de 12 % et un risque de cancer du sein inférieur de 9 % par rapport aux consommateurs de viande. Mais également un risque de cancer du rein inférieur de 28 % et un risque de myélome multiple inférieur de 31 %", résume The Guardian.
Les scientifiques ont ainsi observé un "effet protecteur global", associé au régime végétarien.
Un risque plus élevé de cancer de l'oesophage chez les végétariens.
Toutefois, s'il semble nous prémunir des types de cancer les plus fréquents, ce dernier est lié à un risque "presque deux fois plus élevé" de développer un carcinome épidermoïde (cancer de l'oesophage), que les personnes consommant de la viande - ce que les auteurs de l'étude attribuent à des "carences essentielles" comme celles du groupe B -.
À noter que les personnes véganes, avaient, elles, 40 % de risque en plus (que les omnivores), de développer un cancer colorectal (pourtant associé, dans de nombreuses études, à la consommation de viande rouge et de charcuterie). "Cela pourrait s'expliquer par leur faible apport moyen en calcium et par un apport insuffisant en autres nutriments", indique le journal britannique.
Toutefois, les auteurs de l'étude soulignent que d'autres travaux seront nécessaires pour "déterminer si la consommation de viande était problématique ou si un élément spécifique des régimes végétariens réduisait le risque de cancer".