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Entre Paris et l'Ouest, la compagnie Velvet se prépare à concurrencer la SNCF dès 2028


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La société parisienne Velvet vient d'obtenir sa licence d'entreprise ferroviaire, une étape réglementaire qui lui permet d'avancer dans la préparation de ses premières circulations commerciales. La compagnie vise quatre liaisons entre Paris et Rennes, Angers, Nantes et Bordeaux à partir de 2028, avec 10 millions de places supplémentaires annoncées chaque année.

Le projet de Velvet entre dans une nouvelle phase. La société parisienne vient d'obtenir, ce 1er septembre, sa licence d'entreprise ferroviaire, délivrée par le ministère des Transports. Elle est donc autorisée à lancer son activité de transport ferroviaire de voyageurs en France, avec une première cible : les trajets entre Paris et l'Ouest de la France. "La licence est une étape importante : elle nous autorise à aller plus loin dans la préparation de nos trains, de nos équipes et de nos procédures", indique Rachel Picard, présidente de Velvet et cofondatrice de la société avec Tim Jackson. Les premiers services commerciaux sont prévus en 2028 sur quatre lignes entre la Capitale et Rennes, Angers, Nantes et Bordeaux. Concurrençant directement la SNCF, la compagnie privée et indépendante prévoit de mettre à disposition 10 millions de places supplémentaires par an à partir de 2028 sur le réseau géré par SNCF Réseau. La compagnie promet des trajets d'en moyenne deux heures. Pour 850 M€, la compagnie a déjà commandé 12 trains Avelia Horizon à Alstom, un modèle de rames nouvelle génération dont va aussi se doter la SNCF. Pour financer son projet, Velvet a levé 1 Md€ auprès du fonds d'investissement français Antin Infrastructure Partners.

Plus de 300 emplois directs dans l'Ouest.

Pour Velvet, le choix de l'Ouest répond à la dynamique économique du territoire. Rachel Picard souligne notamment la présence d'entreprises bi-localisées entre Paris et les métropoles de Rennes et Nantes, qui génèrent des déplacements réguliers entre la capitale et ces bassins d'activité. La compagnie entend ainsi répondre à une demande de mobilité qu'elle juge appelée à progresser sur la façade Atlantique. Des retombées en termes d'emplois sont également avancées. En avril dernier, lors du baptême de son premier train, la société évoquait "la création de plus de 300 emplois directs sur l'Ouest". S'y ajoutent une centaine de postes pour la maintenance chez Alstom près de Bordeaux.