ToutSurTout.biz
Comment expliquer le crash du jet privé en Floride, dans lequel neuf personnes ont perdu la vie ?


https://www.youtube.com/watch?v=P5wmRioW8bA

Aux États-Unis, neuf personnes ont perdu la vie dans le crash d'un jet privé en Floride, dimanche 1er novembre. L'appareil s'est écrasé presque à la verticale, à une dizaine de kilomètres à vol d'oiseau de la résidence de Donald Trump. La presse américaine a dévoilé les derniers échanges entre la pilote et la tour de contrôle, enregistrés quelques secondes avant le drame.

Un jet privé vient de s'écraser en Floride (États-Unis), dimanche 1er novembre, presque à la verticale. À l'impact, la carlingue explose en morceaux et crée une énorme boule de feu. Sur le trottoir du quartier de Palm Beach, le choc a creusé un cratère : il ne reste plus rien de l'avion. "C'est un accident d'avion catastrophique. On aurait dit un missile qui s'écrasait, cela a laissé un énorme cratère au bord de la route. À l'heure actuelle, nous n'avons reçu aucun signalement de personnes au sol, à l'exception des passagers de l'avion, qui ont été tués ou blessés par les débris", a fait savoir Ron DeSantis, gouverneur de Floride.

Les neuf occupants de l'avion ont tous péri dans le crash. Quelques minutes avant le drame, on entend toute la détresse de la pilote lors de son échange avec le contrôleur aérien. "On descend à 8 000 pieds. Mayday, mayday ! On descend à 10 000 pieds par minute", panique-t-elle. Impossible pour elle de redresser l'avion, elle semble avoir perdu le contrôle de l'appareil : "Il y a urgence, on est en survitesse ! On descend à 25 000 pieds par minute !", s'écrit-elle alors.

L'avion était parti d'Austin au Texas et se dirigeait vers les Bahamas, quand il s'est écrasé à 12 h 50, heure locale, dans ce comté de Palm Beach, à une dizaine de kilomètres de Mar-a-Lago, où se situe la résidence de Donald Trump.
Le deuxième crash le plus meurtrier aux États-Unis cette année

Comment expliquer une telle perte de vitesse ? Selon les autorités américaines, l'équipage avait signalé des turbulences modérées, des orages, mais aussi du givre. "Lorsqu'il y a un très, très fort givrage, ça veut dire qu'il va y avoir tout d'un coup des couches importantes de glace qui vont se former sur toutes les parties de l'avion. Ça peut très bien arriver jusqu'à faire arracher une partie de l'aile ou de la profondeur. La profondeur, c'est la partie arrière de l'avion, celle qui permet de monter, de descendre", explique Jean Serrat, ancien commandant de bord et consultant aéronautique.

Le jet s'est écrasé près d'un parc de mobile-homes : 600 résidents ont dû être évacués et relogés. Ce crash est le deuxième plus meurtrier aux États-Unis cette année.