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Invité de LCI jeudi soir, le président du Rassemblement national s'est acharné à nier les révélations de «Mediapart», qu'il accuse de vouloir «l'assassiner politiquement».
Une «affaire dont tout le monde se moque» : Jordan Bardella a de nouveau réfuté jeudi soir les accusations d'antisémitisme le visant depuis dix jours, déplorant que ces révélations parasitent la campagne présidentielle. Invité de la chaîne d'information, Bardella a passé la première demi-heure de l'émission à dérouler son argumentaire, rodé depuis les premières révélations du site d'information Mediapart, qui l'a désigné comme l'auteur de messages sans équivoque remontant à 2013, lorsqu'il était âgé de 17 ans.
«Je n'ai jamais tenu ces propos ignobles», a-t-il ainsi affirmé, refusant de «parler d'erreur de jeunesse pour des positions qui ne sont pas les [siennes]». Au contraire, «je suis un garçon raisonnable, je pense que les Français me connaissent, je n'ai aucun goût particulier pour les choses sulfureuses ou pour l'extrémisme», a-t-il martelé, assurant au passage n'avoir jamais rencontré l'idéologue antisémite et négationniste Alain Soral. Rappelant avoir déposé une plainte pour diffamation et en «préparer» une autre pour faux et usage de faux contre Mediapart, Bardella a longuement mis en cause le site d'investigation et ses journalistes, accusés de vouloir «[l']assassiner politiquement».
Le chef du parti d'extrême droite, qui se présente en victime d'une «opération de déstabilisation», a exclu que celle-ci provienne de ses rangs, «mais à l'extérieur nous n'excluons rien». Dans une rhétorique complotiste, il a dit «laisser à chacun la possibilité d'apprécier ce qui est en train de se passer, d'en apprécier le timing, les méthodes, et de se faire son propre jugement», estimant que «le temps révélera sans doute la vérité». Lui-même considère «que toute cette affaire est faite pour [...] parler de polémiques et d'affaires dont tout le monde se moque».
Pourtant, selon un sondage Ifop réalisé dans les jours précédant l'émission, un Français sur cinq (21 %) dit avoir une image «détériorée» de Jordan Bardella en raison de ces accusations, jugées «graves» par les trois quarts (74 %) des sondés. Surtout, cette étude menée mardi et mercredi auprès d'un échantillon représentatif de 1 000 personnes en âge de voter montre que ses dénégations n'ont «pas convaincu» une nette majorité (61 %).



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