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Le gouvernement compte également «débloquer un fonds de soutien» aux commerçants dont les boutiques ont été saccagées, a annoncé le premier ministre à l'issue d'une cellule interministérielle de crise.
«Il est hors de question qu'il y ait de la casse sociale après la casse tout court.» Le gouvernement va déclencher des mesures de «chômage partiel», pris en charge à 100%, pour les salariés des commerces dégradés et pillés dans le week-end, a annoncé le premier ministre Sébastien Lecornu ce lundi 19 octobre, à l'issue d'une cellule interministérielle de crise. La mesure, mise en place via une «instruction ministérielle», sera effective dès ce mardi.
L'exécutif compte également «débloquer un fonds de soutien» aux commerçants dont les boutiques ont été saccagées. «Au moins 3000 commerces» ont été ciblés, selon le ministre Serge Papin, qui s'est exprimé à la suite du premier ministre. «Il y a un besoin de trésorerie», a observé le locataire de Matignon, rappelant que «bon nombre de commerçants avaient déjà fait leur stock pour Noël».
«Après les événements de ce week-end, nous sommes à la fois sidérés et en colère», a réagi ce lundi dans un communiqué Judith Jiguet, déléguée générale de la Fédération du commerce et de la distribution (FCD), qui représente le secteur. Elle réclame d'une part «la sécurité» : «tout doit être mis en œuvre pour éviter que de tels événements ne se reproduisent et pour garantir la protection des commerces, de leurs salariés et de leurs clients». D'autre part, Judith Jiguet demande aux pouvoirs publics «un soutien concret et immédiat aux entreprises touchées : allègement des charges sociales et fiscales, [...] et accélération des procédures afin de permettre la remise en état des magasins et leur réouverture dans les meilleurs délais».
Les assureurs appelés à faciliter les démarches.
Sébastien Lecornu a par ailleurs pressé ce lundi les assureurs de faciliter les démarches des commerçants dont les boutiques ont été attaquées dans le week-end, et à verser rapidement les indemnisations. Des discussions sont en cours, a indiqué Sébastien Lecornu, estimant qu'il s'agit notamment d'«accélérer les différentes expertises» et «éviter d'amener les commerçants dans des tracasseries administratives qui n'en finiraient pas».
Le premier ministre a également appelé les procureurs à veiller à ce que les assurances responsabilité civile des casseurs interpellés et jugés soient mobilisées pour rembourser, «avant même que l'agent public ne soit mobilisé». Et de marteler : «C'est avant tout ceux qui ont cassé qui doivent payer.»



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