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Le leader Insoumis Jean-Luc Mélenchon a exhorté Emmanuel Macron à "céder" face aux revendications exposées lors de la nouvelle journée de mobilisation samedi car, "après, il ne lui restera plus que la porte de sortie".
"Il va comprendre que ça va se répéter toutes les semaines", a estimé le candidat à la présidentielle, présent dans le cortège à Paris, Porte d'Italie.
Revenant sur le changement tardif du parcours autorisé, M. Mélenchon a demandé à l'exécutif "d'arrêter les provocations" et s'est félicité de la "réplique de masse magnifique de discipline collective et de maîtrise" des manifestants.
"Les gens savent qu'ils prennent des risques", en venant défiler, a-t-il estimé, convaincu que "des événements comme ceux-là, personne ne les contrôle".
Pour lui, "ce qui pend au nez maintenant" de l'exécutif, c'est "la grève générale", à partir du 5 novembre, à l'appel de Sophie Binet, la patronne de la CGT.
Alors, Emmanuel Macron "choisit: soit il cède tout de suite", soit "il devra le faire dans des conditions qui seront beaucoup plus hasardeuses", a-t-il prédit.
"Tout est fait finalement pour qu'on ne parle plus des revendications" des manifestants, notamment les lycéens mobilisés depuis plus d'un mois, a regretté de son côté Marine Tondelier, la cheffe des Écologistes, également dans le cortège parisien.
Elle a rappelé que "ça fait un mois que les revendications sont sur la table". "Qu'ont-ils fait pendant un mois ? Ils ont essayé de temporiser", ont joué "la stratégie du pourrissement", s'est-elle agacée.
Quant au changement de tracé de la manifestation parisienne au dernier moment, elle a affirmé n'avoir "jamais vu des militants aussi déboussolés, qui ne savent plus où ils doivent aller, dans quel cortège il faut partir, dans quel sens".
Mais, a-t-elle expliqué au ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez, "si c'était un test de détermination, nous l'avons remporté!".



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