Vous n'êtes pas identifié.
Pages: 1
Réponse : 0 / Vues : 99
El Roslino






Dans le but de freiner les réparations indépendantes, BMW vient de déposer un brevet intéressant et inquiétant à la fois.
BMW a déposé un brevet pour une vis avec une tête en forme de son logo.
La vis BMW ne peut être manipulée qu'avec un outil dédié.
Cette innovation pourrait restreindre les réparations aux garages agréés, suscitant des inquiétudes chez les automobilistes adeptes du bricolage.
Parfois, les brevets automobiles réservent des surprises. Mais celui-ci risque probablement de faire grincer des dents. BMW a récemment déposé un brevet pour une vis dont la tête reprend la forme exacte de son célèbre logo. Le but du constructeur allemand est de rendre certaines réparations impossibles sans passer par le réseau officiel selon SupercarBlondie.
Une vis siglée BMW redoutable en pratique
À première vue, l'idée peut sembler presque élégante. Le constructeur bavarois, fidèle à son obsession du détail, a imaginé une tête de vis reprenant le fameux rond bleu et blanc de BMW. Mais contrairement à une vis Torx ou hexagonale classique, ce nouveau dispositif ne peut être manipulé avec aucun outil standard. Deux segments du logo sont creusés pour accueillir un outil spécifique. Les deux autres restent parfaitement lisses, empêchant toute prise avec un embout traditionnel.
Autrement dit, sans l'outil BMW dédié, il est impossible de serrer ou desserrer cette vis. Et pour être sûr que le message soit clair, le logo du constructeur est embossé tout autour de la tête, comme une signature assumée. D'un point de vue esthétique, l'objet est cohérent avec l'image premium de la marque. Mais d'un point de vue pratique, c'est une tout autre histoire, surtout pour les automobilistes habitués à entretenir eux-mêmes leur véhicule.
Un brevet de vis BMW
BMW veut visiblement créer ses propres vis avec le logo de la marque.
Selon le brevet, ces vis seraient destinées à des zones structurelles ou semi-structurelles : des fixations de sièges, des liaisons entre éléments de l'habitacle et de la caisse, ou encore certaines pièces de sécurité. Ce sont des endroits sensibles mais largement accessibles aujourd'hui avec des outils adaptés.
De nombreux automobilistes s'inquiètent
Le document va encore plus loin en évoquant plusieurs déclinaisons possibles de ces vis : têtes plates, têtes rondes ou encore versions encastrées. Cela permet d'imaginer une généralisation rapide de ce type de fixation sur de nombreux éléments du véhicule. La justification officielle est limpide : empêcher toute intervention par des "personnes non autorisées". En réalité, cela signifie surtout limiter les réparations aux concessions et garages agréés.
Ce brevet a de quoi inquiéter les automobilistes qui ont l'habitude de bricoler. Depuis plusieurs années, les constructeurs multiplient les obstacles à la réparation indépendante avec des logiciels verrouillés, des calculateurs cryptés et des outils de diagnostic réservés au réseau officiel.
Face à ces pratiques, le mouvement du droit à la réparation gagne du terrain. Ce mouvement revendique qu'un consommateur devrait pouvoir réparer ce qu'il possède, ou confier son véhicule au garage de son choix, sans être pénalisé par des choix techniques volontairement restrictifs. Il convient toutefois de nuancer. Pour l'instant, ce système de vis siglée BMW n'existe que sur le papier.

Réponse : 0 / Vues : 99
Pages: 1