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Face aux températures extrêmes, vos réflexes habituels pourraient aggraver votre déshydratation. Découvrez la vraie boisson idéale pour résister.
Alors que les températures s'envolent sur une grande partie du territoire français, le réflexe immédiat de chacun est de se précipiter sur un verre bien frais pour étancher sa soif. Pourtant, face aux pics de chaleur extrêmes, toutes les boissons ne se valent absolument pas. Certaines d'entre elles, sous des airs rafraîchissants, se révèlent être de véritables pièges qui accélèrent la perte d'eau de l'organisme. Comme le rappelle une mise en garde diffusée par Radio France, adopter les bons réflexes d'hydratation est désormais une question cruciale pour traverser sans encombre les vagues de chaleur qui frappent le pays.
Les faux amis du thermomètre : ces boissons qui vous déshydratent.
Lorsque le thermomètre franchit des sommets, la tentation est grande de se tourner vers une bière frappée, un verre de rosé ou un pastis en terrasse. C'est pourtant l'une des pires erreurs à commettre. Si l'alcool procure une sensation d'apaisement temporaire, son action biologique s'avère redoutable : il perturbe directement la sécrétion de vasopressine. Cette hormone essentielle, produite par l'organisme pour réguler l'équilibre hydrique et inciter les reins à réabsorber l'eau, se retrouve complètement inhibée. Résultat biologique immédiat : le volume d'urine augmente drastiquement et le corps élimine bien plus d'eau qu'il n'en absorbe.
Le constat n'est guère plus séduisant du côté des sodas et des jus de fruits industriels. Très riches en sucres, ces breuvages provoquent un phénomène similaire en incitant l'organisme à produire davantage d'urine pour éliminer ce surcroît de glucose. De leur côté, les boissons très chaudes comme le café ou le thé agissent comme de puissants diurétiques qui accentuent la déperdition d'eau. Quant à l'eau glacée, bien que très prisée en plein été, elle trompe temporairement les mécanismes de thermorégulation du corps humain et peut s'avérer contre-productive.
Eau plate, tiède ou fraîche : la championne incontestée de l'hydratation.
Quelle est donc la boisson ultime à privilégier lorsque le mercure s'affole ? La réponse scientifique et médicale est sans équivoque : l'eau plate reste la meilleure alliée de notre santé. Pour une assimilation optimale par l'organisme sans provoquer de choc thermique, il est vivement recommandé de la consommer fraîche ou tiède, mais jamais glacée ni brûlante.
Pour ceux qui trouvent l'eau nature trop monotone, il est tout à fait possible de varier les plaisirs sans altérer l'efficacité de l'hydratation. Ajouter quelques gouttes de jus de citron ou un filet de fleur d'oranger permet d'aromatiser son verre tout en conservant les vertus bienfaisantes du liquide. L'eau gazeuse représente également une alternative intéressante, mais elle nécessite une vigilance particulière : ingérée en trop grande quantité, elle risque d'engendrer des troubles digestifs embarrassants. De plus, certaines eaux pétillantes affichent une forte teneur en sel, ce qui n'est pas idéal en période de fortes chaleurs.
Combien faut-il boire et comment compenser les écarts ?
En temps normal, le corps humain requiert environ 2,5 litres d'eau au quotidien pour fonctionner correctement, dont 1,5 à 2 litres apportés sous forme de boissons, le reste provenant de l'alimentation. Mais en période de canicule, la transpiration augmente et les besoins grimpent en flèche : il faut alors cibler entre 2 et 2,5 litres de liquide par jour, voire davantage si l'on pratique une activité physique.
Il convient d'appliquer une règle d'or concernant les boissons alcoolisées ou sucrées : elles ne comptent absolument pas dans ce quota journalier de 2,5 litres. Si vous cédez à la tentation d'un verre de rosé ou d'un soda, appliquez la méthode de compensation systématique : buvez un verre d'eau supplémentaire pour chaque verre de boisson déshydratante consommé.



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