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Le premier ministre a fait parvenir mardi une lettre aux différents partis pour expliquer sa démarche, sur fond de tirs croisés entre l'exécutif et LFI, qui se renvoient la responsabilité des scènes de chaos observées ce week-end.
Il n'y va pas par quatre chemins. Jean-Luc Mélenchon a indiqué mardi soir que La France insoumise (LFI) se rendrait bien à la réunion des partis politiques jeudi à Matignon à l'initiative du premier ministre après les violences du week-end, mais que sa formation allait lui malmener le rendez-vous. «On va y aller, on va te pourrir la réunion», a affirmé le candidat insoumis à l'élection présidentielle lors d'une conférence devant des sympathisants.
Le premier ministre a fait parvenir mardi une lettre aux différents partis pour expliquer sa démarche, sur fond de tirs croisés entre l'exécutif et La France insoumise, qui se renvoient la responsabilité des scènes de chaos observées ce week-end. «Nous sommes invités à venir à une réunion très étrange», a ironisé Jean-Luc Mélenchon, avant de faire une lecture elliptique du courrier de Sébastien Lecornu, ponctuée de citations et de commentaires moqueurs.
«La République tient par cette conviction commune qu'aucun désaccord, aucune colère, aucune ambition politique ne peut justifier le recours à la violence», écrit notamment le premier ministre dans sa missive. «Tu vas nous faire signer un certificat ? C'est ça que tu veux ? Tu crois vraiment qu'on va le faire ? Bien sûr que non !», s'est exclamé le prétendant à l'Élysée en réponse à cette phrase.
Les risques de la présidentielle, pas «l'ultragauche».
Le premier ministre a par ailleurs indiqué que «la sécurité de la campagne présidentielle» ferait partie de l'ordre du jour de la réunion. «Nous, on vient pas pour discuter avec lui (...) des risques de l'élection présidentielle. Parce que les risques de l'élection présidentielle, on peut les lui raconter à l'avance : c'est pas les groupuscules de l'ultragauche, c'est monsieur Netanyahou qui pèse sur les élections à Marseille, à Toulouse, à Roubaix et à Paris», a affirmé le candidat insoumis.
Lors des élections municipales de 2026, plusieurs candidats LFI avaient été victimes d'opérations d'ingérence en provenance d'une entreprise liée à un ex-membre des renseignements israéliens, selon les autorités françaises. Jean-Luc Mélenchon n'a pas précisé qui serait présent pour représenter LFI à Matignon jeudi. Au RN, Marine Le Pen et Jordan Bardella ont indiqué qu'ils ne s'y rendraient pas et se feraient représenter.



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